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Recettes de NoëL à faire en famille

Recettes de Noël à faire en famille

Croissants de lune à la vanille

Pour environ 40 biscuits.
Préparation : 15 min + 1 h de repos. Cuisson : 12 min.

200 g de farine. 70 g de sucre en poudre. 80 g de sucre vanillé. 100 g de poudre d’amandes. 1 pincée de sel. 150 g de beurre mou. 1 œuf. 80 g de sucre glace.

1. Mélangez la farine, le sucre en poudre, la moitié du sucre vanillé, les amandes et le sel dans un saladier. Ajoutez le beurre et l’œuf et malaxez rapidement jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.

2.Laissez refroidir la pâte pendant 1 heure sous couvert.

3.Préchauffez le four à 180 °C. Formez un rouleau d’environ 3 cm de diamètre sur le plan de travail enfariné. Découpez-le en rondelles d’1 cm d’épaisseur et formez des croissants de lune.

4.Posez les lunes sur une plaque de four recouverte de papier cuisson et laissez dorer les biscuits au four pendant 10 à 12 minutes.

5.Mélangez le restant de sucre vanillé et le sucre glace tamisé puis plongez-y les croissants dès leur sortie du four.

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Marchés de Noël en lumières !

Bientôt les fêtes ! Goûtez à l’ambiance des marchés de Noël alsaciens, aussi authentiques que féeriques.

On oublie souvent combien les fêtes de fin d’année peuvent être spectaculaires en Alsace ! Et tellement typiques ! Si on ne possède pas de données précises sur les premiers marchés de Noël, on sait que l’implantation de ces petites maisons, entre le solstice d’hiver et le Nouvel an, remonte bien avant la date officielle de 1570.

Marchés de Noël en lumières !

À Colmar, comme à Riquewihr, c’est la fête des lumières ! En décembre, les maisons à colombages se mettent sur
leur trente-et-un.

Remis à l’honneur dans les années 90 et après avoir été l’apanage des grandes villes, ils se déclinent aujourd’hui dans les villages et drainent plusieurs millions de visiteurs chaque année ! Pour préparer Noël, on y trouve des cochonnailles, le vin nouveau des dernières vendanges, la bière de Noël et toutes sortes de friandises sucrées qui permettent de braver le froid. Sans oublier les trésors de l’artisanat local prêts à orner les tables et les maisons.

Marchés de Noël en lumières !

Dans les quartiers de Colmar, l’animation est permanente. Le manège va bon train sur le marché des enfants de la Petite Venise.

Dans le Haut-Rhin, la belle ville de Colmar devient féerique quand, en fin de journée, les multiples illuminations embrasent les ruelles et donnent toute l’ambiance de Noël à la ville. Que ce soit les maisons à pans de bois qui bordent les canaux du quartier de la Petite Venise, les brassées de sapins qui ornent fenêtres et portes ou les lumignons qui scintillent dans le jour qui tombe… tout est lumière. Déambulez dans les ruelles illuminées où les senteurs de cannelle voisinent avec de délicieux effluves de chocolat chaud…

Marchés de Noël en lumières !

Sur la place de Munster, les brochettes de guimauve se cuisent en famille au-dessus des grands braseros.

Et profitez-en pour découvrir la richesse architecturale de la ville ! Optez pour une visite guidée de l’office du tourisme et ne manquez pas la maison Pfister, un des symboles de Colmar, construite en pierre et en bois en 1537 par le chapelier Ludwig Scherer, ou le Koifhus, le plus ancien bâtiment public de la ville, achevé en 1480, qui a retrouvé sa silhouette d’origine après la restauration de sa balustrade Renaissance… Après un tel périple, un verre de vin chaud reste une bénédiction !

Marchés de Noël en lumières !

Pains d’épice en cœur ou en Père Noël et gâteaux de toutes les formes, bredele, christollen ou autres sprengele, autant d’invitations à la gourmandise.

Cette atmosphère de fête se goûte aussi sur les marchés de Noël des villages alentour. Comme sur celui de Riquewihr, un ravissant village médiéval aux maisons à pans de bois et aux façades, qui semblent ruisseler de lumières, enserrées dans des fortifications en grès rose… Pour l’occasion, les caves de la ville sont ouvertes et les exposants vous y accueillent pour déguster les vins du pays et les produits du terroir.

Marchés de Noël en lumières !

À Kaysersberg, on brave le froid glacial avec des marrons chauds et un grand bol de chocolat chaud avant de flâner entre le marché artisanal et celui des plaisirs de la table pour dénicher un petit cadeau bien typique.

Non loin de là, à Kaysersberg, ce sont deux marchés distincts qui vous attendent, l’un dévolu aux produits du terroir, l’autre avec des artisans locaux, notamment des tourneurs sur bois et des céramistes. Chacun y trouvera son petit bonheur entre les jouets en bois et les objets déco…

Marchés de Noël en lumières !

Pour les petits gourmands, saint Nicolas sur le pain d’épices, c’est la cerise sur le gâteau.

Quant au marché de Noël de Munster, s’il est tout petit, blotti sur la place, il n’en est pas moins l’un des plus sympathiques ! Dès la tombée du jour, de grands braseros réchauffent les visiteurs et permettent de faire fondre des brochettes de guimauve artisanale en buvant un délicieux vin chaud, plein d’épices et de zeste d’orange… La magie de Noël est là !

Marchés de Noël en lumières !

Au fil des rues piétonnes de Colmar, vous découvrirez les cinq marchés de Noël. Un bon moyen de visiter la Petite Venise, le Koifhus et les quartiers si pittoresques de la ville.

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Faut que ça brille !

Deux réveillons coup sur coup ! L’occasion en or pour sortir les couverts en argent et les verres en cristal du placard. Après une longue hibernation, ils ont sûrement besoin d’un dépoussiérage dans les règles de l’art.

Le menu est enfin arrêté, les invitations lancées, les cadeaux emballés, le sapin paré… Reste à préparer la table. Elle doit être somptueuse, en l’honneur de la famille ou des amis, et tout doit être parfait. N’attendez pas le jour J pour passer en revue l’état de votre service.

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Sortez les troupes : verres à pied au garde-à-vous et couverts de la ménagère en rang d’oignons sur la table. L’inspection peut commencer, avec à la clé, un constat quasi inchangé : ceux-là sont noircis, ceux-ci blanchis. C’est un cliché en noir et blanc qu’il va donc falloir développer, avec les outils adéquats. Les couverts en argent n’apprécient guère d’être frottés, grattés, récurés quand bien même ils semblent ternis et encrassés. Les bains d’immersion ou les tissus antioxydants, disponibles en grandes surfaces, sont très efficaces mais assez onéreux.

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Pour retirer la patine noire, misez sur l’alternative présentée ci-dessus en détail : un procédé aussi simple qu’économique ! Comme par magie, l’argenterie retrouve sa brillance d’origine. Il suffit ensuite de sécher les couverts avec un linge doux. Le cristal a lui aussi retrouvé son aspect étincelant ? Le festin peut commencer.

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L’argenterie, qui tend à noircir, requiert un entretien régulier mais peu contraignant. Elle participe à l’esprit de la fête depuis des lustres et apporte sa touche tantôt vintage, tantôt moderne, toujours brillante.

Les clés de la transparence

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Les verres peu utilisés se recouvrent souvent d’un voile blanc qui, souvent, s’efface d’un simple coup de torchon. Si cela ne suffit pas, nettoyez-les à l’eau chaude avec du liquide vaisselle et séchez-les immédiatement afin d’éviter la formation de taches. Ne les mettez surtout pas au lave-vaisselle qui risque de les dépolir de façon irrémédiable. Pour éviter la casse des verres à pied les plus fragiles, tapissez le fondde l’évier d’un tissu épais.

Biscuits de Noël à faire en famille

Recette biscuits de Noël à faire en famille

Recette biscuits de Noël : Étoiles et sapins glacés

Pour environ 40 à 50 étoiles.
Préparation : 20 min + 1 h au frais.
Cuisson : 5 min.

5 blancs d’œufs. 450 g de sucre glace. 500 g de poudre d’amandes. 1 c. à c. de cannelle.
1 c. à s. d’eau-de-vie de fruits ou d’eau. Un peu
de sucre en poudre.

1. Battez les blancs d’œufs en neige. Tamisez le sucre glace et incorporez-le délicatement. Réservez 1 tasse pour le nappage. Mélangez les amandes, la cannelle et l’eau-de-vie ou l’eau avec les blancs en neige. Recouvrez de papier cellophane et placez 1 heure au frais.

2. Préchauffez le four à 220 °C. Déroulez la pâte sur 1 cm d’épaisseur sur le plan de travail recouvert de sucre.

3. Découpez les étoiles à l’emporte-pièce et badigeonnez-les du restant de blancs en neige. Posez-les sur une plaque de four recouverte de papier cuisson.

4. Faites cuire au four 5 minutes. Les étoiles doivent rester tendres à l’intérieur.

DIY : étoiles en paille

DIY : étoiles en paille

Envie d’une pluie d’étoiles sur vos décorations de Noël ? Procurez-vous des tiges de paille et amusez-vous à les assembler.

Rien de tel pour se plonger dans l’ambiance de Noël – et l’anticiper – que d’improviser des soirées bricolage à thème, aussi créatives que conviviales. Pour maîtriser sur le bout des doigts l’art de lier des tiges de paille, il faut compter sur son habileté et ajouter une dose de patience. Selon son inspiration, on utilisera des étoiles en paille naturelle, peinte ou blanchie façon « neige ». On peut aussi fendre les tiges ou les repasser pour les aplatir (une pression légèrement prolongée du fer leur donnera de surcroît une teinte brune du meilleur effet). Pour que la paille ne se brise pas, il est parfois utile de la ramollir en la plongeant 30 minutes dans l’eau, surtout s’il s’agit de la percer pour le passage d’un fil. Mais, au risque de les délaver, on évitera de mouiller des tiges colorées. Pour réaliser une étoile à quatre brins, rien de plus simple (voir mode d’emploi ci-dessous), mais pour des formes plus élaborées, il existe des socles spéciaux qui favorisent la mise en place des éléments. On a également le loisir de créer des variantes en jouant sur les longueurs et les accessoires. En intégrant par exemple des perles, des fils de couleur, voire de fins rubans. À chacun de personnaliser ses créations en se laissant guider par son imagination et par la magie de Noël.

Notre étoile se compose de tiges de paille naturelle prêtes à l’emploi.
Vous aurez aussi besoin d’un fil de laine bicolore et d’une paire de ciseaux.

DIY : étoiles en paille

1. Coupez 4 brins de paille égaux à la taille souhaitée.

DIY : étoiles en paille

2. Aplatissez-les avec l’ongle pour faciliter la mise en place à venir.

DIY : étoiles en paille

3. Disposez les tiges en croix deux par deux. Superposez ensuite les croix en les décalant.

DIY : étoiles en paille

4. Maintenez l’étoile entre le pouce et l’index. Avec l’autre main, faites passer un fil de laine au-dessus d’une tige puis au-dessous de la suivante, et ainsi de suite. Quand les fils se rejoignent, tirez fermement mais sans brusquerie et nouez-les. Formez ensuite une bride d’accrochage avec le fil en excédent.

DIY : étoiles en paille

5. Coupez l’extrémité des tiges en biseau.

DIY : étoiles en paille

6. Pour réaliser une étoile à 8 branches, superposez 2 étoiles comme la précédente en les positionnant de façon régulière.
Les plus habiles peuvent la façonner en liant les tiges en une seule fois.

Les astuces déco pour réveillonner sous les étoiles

DIY : étoiles en paille

1. Sur une carte, collez une étoile et écrivez votre menu de réveillon dessus. Une idée simple pour égayer la table.

DIY : étoiles en paille

2. L’aspect naturel de la paille s’allie à merveille avec le vert du sapin, n’hésitez pas à en décorer le bout des branches ou vos guirlandes.

DIY : étoiles en paille

3. Les étoiles qui ornent les cadeaux rejoindront le sapin une fois les trésors déballés. Vous pouvez remplacer les fruits d’aulne et les branches d’if par du houx.

DIY : étoiles en paille

4. Illuminez les fêtes avec ce photophore improvisé orné d’une brindille de sapin et d’une étoile de paille liés avec une ficelle.










Une décoration à l'âme savoyarde

Une décoration à l’âme savoyarde

Aux portes de la vallée de la Maurienne, Carole et Robert ont rénové avec goût une vieille bâtisse. Et créé un lieu de vie qui garde son esprit d’antan.

Difficile d’imaginer qu’il y a cent cinquante ans, à l’endroit même où la chatte Capsule essaie de retenir dans ses griffes un soudain rai de lumière, des milliers de feuilles de tabac étaient suspendues pour être séchées. La tabaculture était alors une des sources de revenus principales des villageois d’Argentine, nous explique Carole Martini, l’actuelle propriétaire.

Une décoration à l'âme savoyarde

Chaque recoin de la demeure raconte une histoire, tel l’ancien séchoir à tabac substitué par un lavabo de style rustique.

Quand, il y a quatre ans, elle décide avec son mari d’acheter cette grande bâtisse, située à l’entrée de la vallée de la Maurienne, en Savoie, leurs amis se montrent dubitatifs, pour ne pas dire dissuasifs. Il faut dire qu’avant de permettre aux amateurs de calme et de confort de venir savourer le charme pastoral de leur résidence, il a fallu charrier la bagatelle de quatorze tonnes de gravats !

Une décoration à l'âme savoyarde

Les murs en pierre naturelle ont été conservés dans la plupart des pièces. Certaines arborent des planchers et des murs lambrissés ajoutant au charme et à la chaleur de la maison.

Les murs extérieurs relevaient alors davantage d’un château des vents ou d’une allégorie minérale d’un célèbre fromage alvéolé que d’une enceinte de protection. Dans le jardin de 7 000 mètres carrés, la végétation avait depuis longtemps repris ses droits et n’entendait pas lescéder aussi facilement.

Une décoration à l'âme savoyarde

Un lit en fer pour enfant converti en canapé est devenu le domaine d’élection de la chatte Capsule.

Un accueil au rythme des saisons

Aucunement rebuté par tous ces obstacles, le couple se met au travail, presque sans aide extérieure. C’est à bon droit que Carole peut joyeusement résumer : « Nous sommes très fiers du résultat. » Cette longue période de travaux leur a laissé le temps de trouver le nom de leur cocon de charme : Tartine et Polochon illustre parfaitement leur désir d’allier l’authenticité à un art de vivre distillé tout au long de l’année.

Une décoration à l'âme savoyarde

Une vieille porte de grange a été sciée, poncée et reteinte, puis montée en tête de lit. Carole a personnalisé chacune des trois chambres d’hôte et leur a donné le nom de ses filles : Pauline, Mathilde et Chloé.

Dès les premiers frimas, Carole répartit couvertures et fourrures sur les lits et canapés des trois chambres et du séjour. Aux premiers jours de l’avent, les branches de sapin et décorations de Noël de fabrication maison viendront égayer la terrasse et les différentes pièces. Pour les hôtes de cette période privilégiée, Carole réserve son gâteau aux zestes d’orange. Il sera servi dans la chaleureuse cuisine à vivre où le regard se pose sur un inventaire à la Prévert d’objets d’antan : vieux réveils, cafetières émaillées, chaise d’enfant du temps passé arrachée à une brocante comme nombre d’ustensiles, restaurés, reconvertis, voire détournés.

Une décoration à l'âme savoyarde

Ainsi, cette cuillère ciselée qui, recourbée en « L » et clouée au mur, s’offre une nouvelle vie… de portemanteau. « Parce que dans une maison d’hôtes, la vaisselle joue un rôle essentiel, nous avons fait réaliser notre propre service », précise le couple. Une artiste-peintre de leurs amis a donc rehaussé tasses, assiettes et autres pots à lait d’un décor de style savoyard traditionnel. Au petit déjeuner, les hôtes peuvent y déguster une confiture de vin rouge faite maison, du pain complet frais et du lait fermier produits au village.

Une décoration à l'âme savoyardeMonogramme brodé au patronyme du couple et petit banc assemblé par le maître de céans ajoutent à l’atmosphère « cosy »
du lieu.

Ainsi ragaillardis, ils s’élanceront pour une randonnée qui débute par le verger de Tartine et Polochon dont les arbres fruitiers centenaires s’offrent pour toile de fond le panorama du massif des Bauges. En se retournant au cours de leur promenade, ils ne manqueront pas de chercher du regard la maison de pierre qu’ils retrouveront avec plaisir.

http://www.pinterest.com/espritdici/deco-montagne-savoyarde/

La Sologne : passionnément nature !

Havre de paix pour les uns, terrain de chasse pour les autres, la Sologne vit au rythme des saisons et de ses traditions. Cette terre de landes, de forêts et d’étangs mérite le détour.

Les chênes, la lande, le parfum des champignons, une biche surprise au détour d’un chemin… Et pourtant, ce n’est pas la nature. Plutôt le Grand Siècle aux champs. Ces allées de sable blanc qui filent entre chênes et pins sylvestres… Ces châteaux campés derrière leurs grilles… Et même ces étangs, gagnés sur les marécages, sculptés par l’homme depuis la guerre de Cent Ans…

La Sologne : passionnément nature !

Dans cette région de forêts giboyeuses, il n’est pas rare de se retrouver nez à nez avec un faisan.

Oui, le moindre taillis, ici, porte la marque d’une certaine urbanité. La Sologne est une terre pauvre, mais située à deux cents kilomètres de Paris. La capitale est son miroir depuis des siècles. Les sœurs Tatin sont ses héroïnes, modestes aubergistes de Lamotte-Beuvron avant la Première Guerre mondiale, aujourd’hui stars planétaires.

La Sologne : passionnément nature !

À Cheverny, la tradition de la vénerie se perpétue. Le piqueux en grande tenue mène la meute.

À l’automne, promeneurs, cueilleurs, pêcheurs et surtout chasseurs de France et de Navarre convergent en Sologne. Aujourd’hui, les dirigeants du CAC 40 aiment y jouer les gentlemen-farmers. Il y a un siècle, Napoléon III venait déjà en villégiature dans ces forêts qu’il avait fait planter de pins, à l’instar des Landes. À la Belle Époque, le train qui partait de Paris-Austerlitz, le vendredi soir, était surnommé « le train des chiens ».

La Sologne : passionnément nature !

Le roi de la forêt, plus sédentaire au moment du brame, se laisse alors plus facilement surprendre, même en plein jour.

Et aujourd’hui, à Lamotte-Beuvron, on vend désormais plus de fusils et de tartes Tatin que de cuissots de sanglier et de cerf. Poussez jusqu’à Romorantin, souvent caricaturée en symbole de sous-préfecture française. Or, en son centre rayonne un restaurant, célèbre de Paris à New York, le Grand Hôtel du Lion d’Or, où le chef sublime les trésors animaliers de la région.

La Sologne : passionnément nature !

En saison, les sorties champignons sont une bonne occasion de parcourir les bois et de percer les secrets de cette campagne hospitalière. Les paniers remplis, un bon repas attend les marcheurs. La Sologne, un paradis pour les amoureux de la nature comme pour les gourmets !

Allez dormir, un autre soir, à la maison d’hôte du Mousseau. Piscine, étang, chevreuils dans les brumes du petit matin… Yannie Lecalvez, la propriétaire, a meublé sa gentilhommière avec un goût qui ferait aimer la chasse au plus acharné des écologistes : gravures anglaises et natures mortes au faisan… Parisienne d’origine, elle se sent chez elle dans ces bois profonds : « Nous sommes très souvent invités chez des amis pour des repas de chasse. Car on ne peut pas vivre en Sologne sans chasser. »

La Sologne : passionnément nature !

Le rythme paisible de la campagne mène les promeneurs jusqu’aux demeures blotties au fond d’une allée forestière, comme ici, au domaine de Mousseau.

La Sologne : passionnément nature ! Un haut lieu de la vénerie

Qu’est-ce que Chambord, au reste, sinon le pavillon de chasse de François Ier ? Depuis une cinquantaine d’années, la trompe ne retentit plus dans le parc du château pour annoncer une chasse à courre et le domaine n’est même plus la chasse présidentielle, mais il n’empêche : tout, ici, parle de battues ancestrales. « Chambord sans vénerie, c’est comme une Ferrari bridée », regrette le marquis Huraut de Vibraye, propriétaire du château de Cheverny. Sa famille habite ici depuis six cents ans et il a tenu à conserver, lui, l’équipage de ses ancêtres : une meute de chiens tricolores anglais et français, des chevaux ; avec, aux manettes, Vol-au-vent, son premier « piqueux », dépositaire de l’étiquette de ses ancêtres.

La Sologne : passionnément nature !

Les filets sont à la manœuvre pour des parties de pêche mémorables. Carpes, brochets et autres perches peuplent ces eaux tranquilles propices pour accueillir de nombreuses espèces de poissons, mais également attirer une faune et une flore très diversifiées.

Cette culture de la chasse sous toutes ses formes colore la vie en Sologne. On compte même quatre cents pratiquants de chasse… à l’arc dans le seul département du Loir-et-Cher. Mais la mythologie de Raboliot, le fameux braconnier de Maurice Genevoix, a pris un coup : les chasseurs qui passent la gibecière pleine n’existent quasiment plus. « La nature du gibier a changé, explique Hubert-Louis Vuitton, président de la Fédération de chasse du Loir-et-Cher, descendant des illustres malletiers et propriétaire d’un domaine, tout en forêts et étangs, près de Romorantin. Mes invités s’intéressent surtout au gros gibier, sanglier, chevreuil et biche, et accessoirement aux canards. » Les 3 500 chasses, privées ou par action, de Sologne font souvent plus d’une centaine d’hectares. On s’y retrouve à dix, vingt, voire quatre-vingts amateurs… et le tableau de chasse est en conséquence. Il permet d’étaler, certains week-ends, jusqu’à une centaine de bêtes.

La Sologne : passionnément nature !

Les demoiselles Tatin ont fait la réputation de Lamotte-Beuvron où l’on déguste toujours la fameuse tarte faite avec les pommes récoltées dans le Cher. Entre les produits de la chasse et les fromages de chèvre, la région ne manque pas de ressources gastronomiques !

Il y a ici des dizaines d’auberges rustiques et roboratives ; des relais de poste devenus hôtels de charme ; des bars de village qui font restaurant sans décrocher les trophées de leurs murs. À Chitenay, par exemple, Gilles Martinet a changé le bar-tabac de sa grand-mère en Auberge du Centre. Dans cette solide maison enfouie sous la vigne vierge, le menu chasse est de rigueur dès les prémices de l’automne : perdrix accompagnée d’une poêlée de girolles ou de trompettes-de-la-mort, canard et filet de cerf rôti…

La Sologne : passionnément nature !

Le théâtre de la nature offre des moments uniques, et gourmands, à apprécier en bonne compagnie.

Pour dresser un portrait complet de ce coin de France aux belles couleurs automnales, on ne peut omettre de citer les pêcheurs qui ont tout autant leur rôle à jouer dans ce lieu de traditions. Les poissons d’eau douce ont en effet leur place dans les nombreux étangs de Sologne que naguère l’on vidait et que l’on « pêchait » à la senne, à l’occasion d’une grande fête, pour fournir les tables les plus fines de la capitale. Il est vrai que le poisson d’eau douce, depuis le Moyen-Âge, était de tous les vendredis maigres. Si aujourd’hui ils n’ont plus autant les honneurs de toutes les tables, les poissons servent à ensemencer les étangs. Une façon de veiller à ce que l’histoire de la Sologne continue !

La Sologne : passionnément nature !

La Sologne : passionnément nature !

20141210 HIVER EN VERT

L’hiver en vert

La famille des arbustes au feuillage persistant est d’une étonnante diversité. Jouant de leurs charmes – baies, feuilles et aiguilles – ses membres égayent la grisaille de l’hiver.

Biscuits de noël à la confiture

Biscuits de Noël à la confiture

Cœurs à la confiture

Pour 30 à 40 biscuits.
Préparation : 25 min + 2 h au frais. Cuisson : 10 min.

400 g de farine. 3 jaunes d’œufs. 100 g de sucre en poudre. 1 sachet de sucre vanillé. Le zeste et le jus d’1 citron bio. 50 g de poudre d’amandes. 200 g de beurre mou. ½ pot de confiture de framboises (ou de gelée de groseilles). Sucre glace.

20141210 BISCUITS EN FETE

1. Faites un petit tas de farine sur le plan de travail. Creusez un trou et déposez les jaunes d’œufs, le sucre, le sucre vanillé, le zeste de citron et les amandes. Répartissez des morceaux de beurre autour.

2. Malaxez le tout jusqu’à obtenir une pâte homogène. Enveloppez-la dans du film alimentaire et placez-la au réfrigérateur pendant environ 2 heures.

3. Préchauffez le four à 180 °C. Déroulez finement la pâte sur le plan de travail enfariné. Découpez 60 cœurs avec un emporte-pièce. Dans la moitié des cœurs, découpez un petit cœur intérieur de façon à créer un cadre.

4. Déposez tous les cœurs sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et laissez dorer au four pendant 10 minutes. Retirez doucement les cœurs avec un couteau et faites-les refroidir sur une grille.

5. Faites légèrement chauffer la confiture ou la gelée et ajoutez-y le jus de citron. Nappez les cœurs entiers puis posez
les cœurs évidés par-dessus. Saupoudrez de sucre glace.

L'art du tampon

L’Art du tampon

 

 

Du papier kraft, un ruban coloré,et des tampons, voici un emballage cadeau qui a de la personnalité !
Pour dessiner vos tampons, commencez par gribouiller des ébauches sur un brouillon. Une fois le croquis finalisé, reportez-le sur une feuille de calque.
Transférez-le ensuite sur une gomme d’écolier rigide. Prenez un cutter et creusez tout autour du motif dans l’épaisseur de la gomme. Attention à ne pas entailler l’empreinte ! Le relief doit rester net et propre et les tranches impeccablement nettoyées pour éviter toute bavure.

L'art du tampon

Tamponnez à plusieurs reprises sur l’encre afin que la couleur soit uniformément répartie. Il ne vous reste plus qu’à mettre votre griffe sur vos cadeaux de Noël. Si vous souhaitez graver un mot, pensez à le reproduire à l’envers pour qu’il soit imprimé à l’endroit.

L'art du tampon

20141208 BLOG EDI

Que le spectacle commence !

Que le spectacle commence ! Sur scène, les oiseaux, comédiens de la troupe des jardins, picorent à l’envi dans un décor très nature, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

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Recettes d’antan

L’amour du goût en héritage

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Cette collection joliment calligraphiée des éditions Stéphane Bachès fait la part belle à la transmission culinaire.

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Un cahier de recettes digne de ce nom est habituellement corné, usé comme un vieux grimoire, taché par des usages répétés et hérissé de p’tits papiers. On dénombre en son sein autant d’écritures que de variantes de tarte aux pommes : belles cursives couleur sépia, pattes de mouche tremblotantes, laborieux scribouillage enfantin, prise de note façon sténo…

Parfois amorcé à l’école ménagère, il s’est enrichi de recettes découpées dans Clair Foyer (souvenez-vous, le magazine de la femme moderne des années soixante-dix) puis de celles apprises dans les réunions Tupperware, absolument inratables à condition, bien entendu, d’employer des récipients de la marque.

Appliqué au départ, le cahier devient un peu fouillis à cause d’une recette notée à la va-vite sur un coin de table, des annotations dans la marge, des ratures (moins de sucre, plus de lait…) et surtout les inévitables feuilles volantes. La flemme n’est pas seule responsable : on renonce vite à recopier et à jeter un papier où une tante adorée a couché son écriture surannée.

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L’époque des arts ménagers

 

Des générations de jeunes filles ont appris sur les bancs de l’école ménagère le
b.a.-ba de l’économie domestique. Savoir rendre son logis attrayant, repriser une chemise, s’occuper d’un enfant, préparer des repas équilibrés sans grever son budget… Les petites ménagères s’appliquaient alors à recopier à l’encre violette les recettes destinées à régaler leur future famille.

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En marge des recettes figurent quelques fines astuces, légendaires ou incongrues. Comme par exemple ajouter 10 gouttes de jus de cornichon pour acidifier la sauce des paupiettes, verser une généreuse lichette de rhum dans le savarin, napper de confiture d’abricot le fond d’une tarte aux fruits, enfermer une pomme dans une boîte à biscuits pour conserver leur moelleux… Autant de détails qui font
la différence et transforment les recettes classiques en plats préférés de la famille.

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De façon troublante, on peut lire l’évolution d’une famille au fil des pages et des intitulés de recettes. Des plats choisis pour leur côté rapide et pratique apparaissent peu à peu : tarte coup-de-vent, crème 8 minutes, tôt-fait… Reflet du quotidien d’une mère débordée qui, avec un métier à plein-temps et deux enfants ou plus, tente de surnager.

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La place de ce livret précieux n’est pas dans la bibliothèque mais dans la cuisine, là où tout se passe. Même s’il y côtoie d’appétissants ouvrages culinaires, le cahier de recettes familial ne craint pas la concurrence. Il sait bien que lui seul aura le dernier mot. C’est vers lui que l’on revient toujours, lassé des recettes à la mode, quand la soif d’authenticité se fait sentir. Et qu’importe qu’il n’y ait pas de photos, notre mémoire se charge de donner corps aux intitulés.

 

La chronologie d’une famille s’y dessine entre les lignes

 

 

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Puis les enfants grandissent et fondent à leur tour une famille. La retraite vient à point nommé pour régaler les petits-enfants, les chapitres « pâtisserie » et « confitures » s’étoffent alors.

Il y a deux types de cahiers de cuisine : celui dont on hérite et celui que l’on transmettra à notre tour, créé de toutes pièces à l’aube d’une mise en ménage ou d’une maternité, enrichi au fil des ans de recettes « valeurs sûres » – le gâteau au choco de Sophie se superposant à celui d’Isabelle.

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Le cahier de recettes dont on hérite s’avère d’autant plus précieux que sa transmission coïncide en principe avec un moment douloureux. Aucune cuisinière ne se sépare de son recueil à moins qu’elle ne soit définitivement empêchée de cuisiner, à cause des tracas de l’âge ou d’un départ en maison de retraite.

Renouer avec de vieilles recettes implique parfois de ressortir du placard des ustensiles anciens, détrônés par les robots ménagers. L’on redécouvre alors le plaisir de monter ses crèmes au fouet mécanique ou de se faire les muscles sur le passe-vite – inimitable moulin à réduire les légumes cuits en purée.

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À la genèse d’un carnet de recettes se pose l’épineuse question du classement. Doit-on l’organiser par type de plat (entrée, viande, poisson, entremets…), par ingrédient, par saison ? Il n’existe pas de recommandation particulière, chacun devant réfléchir à ses attentes. Les plus méthodiques opteront pour un classeur à anneaux doté d’intercalaires. Mais qu’on ne s’y trompe pas : en dépit de la meilleure volonté
du monde, un joyeux désordre finira tôt ou tard par s’installer dans ce fameux cahier et tant mieux, car c’est comme ça qu’on l’aime !

Dans le meilleur des cas, elle le lègue de son vivant à un proche mais bien souvent, ce sont les proches qui, en vidant une maison après un décès, tombent sur ce cahier qui fait office de madeleine de Proust. Reste à savoir lequel (ou laquelle) sera, au sein d’une fratrie, le (ou la) mieux placé pour être le digne dépositaire de ce trésor familial.